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Entre soleil et brouillardNovember 29 Eléments: Tableau 4Surgie de nulle part, elle habite notre univers comme une évidence. Timide, elle se pare d’une nature caméléon. La toucher, c’est s’enraciner à elle. L’écouter, c’est laisser les cordes de notre âme vibrer au gré de son poul. Sans elle, nous ne serions pas terriens. Sans elle, la barque de notre existence dériverait sans jamais pouvoir l’accoster, La Terre. November 08 Eléments: Tableau 3Sa main tantôt effleure, tantôt saisit. Aux heures tendres de l’aube, la neige virevolte entre ses doigts. Doigts qui se faufilent au creux du cou et des cheveux. Frissons de l’air. L’air de l’inspiration, l’air de rien qui nous donne la vie. October 22 Eléments: Tableau 2Un soufflement léger, un ronronnement de bien-être. Une douce caresse à fleur de peau. Détend. La braise est dans le regard, la flamme danse dans les yeux. Sa vie ne tient qu’à une brindille. Le feu réchauffe les coeurs. October 05 Eléments: Tableau 1Ploc, ploc...
La vitre se brouille. Les paysages se déforment derrière des loupes aux contours mouvants. Bientôt le ciel un peu chagrin pleurera de toute son âme. En bas, l'étendue blanche se ride déjà de petits ruisseaux. Visage gris d'une terre d'ordinaire si riante. L'hiver se dévêtit de ses fourrures.
A l'intérieur, l'air est doux. Il sèche, rassure. Lentement la lumière s'évapore aux fenêtres et laisse la nuit seule dans son manteau de pluie. Attente silencieuse de l'envolée du premier cristal balloté par le vent et qui ira se poser au détour d'un sapin. Demain, peut-être.
Les brumes de l'aube s'effacent. Le chalet s'éveille et s'étire en de petits craquements de planches et de poutres. Premiers battements de cils. Sous des allures encore floues, le velux diffuse une lumière embellie du cadeau blanc de la nuit.
La journée sera bonne. August 28 L'oubliLa lumière bleutée de l'écran a envahi la pièce
S'est installée sur les murs, le canapé,
Dans chaque recoin du séjour.
Torpeur animée de ces flashs vivants animant l'écran de leurs bruits sourds.
Loin... Si loin...
Regard lourd de ces yeux verts délavés par la pluie
Perdus au fond d'un verre
Où vacille encore d'espoir de quelques gorgées apaisantes.
Oublier.
Rêverie impossible d'un bonheur au pluriel.
Saveur amère d'un partage éphémère
Dont les vapeurs de la nuit même
Ne diluent pas la douleur. |
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